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  HOPITAL ONZE-LIEVE-VROUW D'ALOST
Pionnier non seulement dans les soins de santé, mais aussi dans le traitement des déchets de sa cuisine  



L'hôpital Onze-Lieve-Vrouw d'Alost s'est forgé un nom et une réputation, surtout dans le domaine de la chirurgie cardiaque. À l'emplacement habituel sur la Moorselbaan, a été érigée ces dernières années une immense construction qui symbolise pour ainsi dire cette réputation internationale, mais dont l'objectif est avant tout d'optimiser les soins de santé. Aujourd'hui, nous ne rendons pas visite aux malades, mais nous mettons en lumière l'une des facettes qui n'interpellent personne lorsque l'on évoque un hôpital: la gestion de la montagne de déchets de la cuisine industrielle. Les déchets organiques y sont traités via un système innovant, économique et écologique. En tant qu'éléments de la solution totale, les caniveaux de cuisine en inox et l'installation de séparation de graisses d'ACO Passavant assurent la collecte et le traitement des eaux usées. Monsieur Guido Vanderstraeten, adjoint auprès du chef du service technique de l'hôpital OLV et responsable du suivi des lots techniques de la nouvelle construction, nous reçoit dans la cuisine industrielle et les locaux techniques.

Que faites-vous des déchets? Un traitement entièrement automatique!
Personne n'y prête attention, mais les installations de restauration produisent en moyenne 200 grammes de déchets organiques par plat servi.
On tient compte ici de la préparation, de l'élaboration des portions, des déchets de table et de l'élimination du stock périmé et gâté. Ce chiffre dépend naturellement du type d'institution. Notre source, la brochure d'information de l'entreprise Magec qui a réalisé l'installation à Alost, avance même une moyenne de 500 grammes pour les hôpitaux. Et comment traiter aujourd'hui une telle montagne de déchets? Il est nécessaire d'adopter une vision tenant compte des éléments suivants: le renforcement de la réglementation relative aux eaux de surface, la hausse des coûts de mise en décharge des déchets non triés et la production obligatoire d'électricité verte. 'Nous en avons tenu compte dans notre hôpital', affirme monsieur Vanderstraeten: 'Le principe de cette installation est simple. Les déchets de légumes et de viandes sont jetés dans des stations de collecte situées dans la centrale. De là, ils sont aspirés et envoyés via un réseau de tuyaux dans un broyeur qui se situe dans le local opérationnel de l'installation au niveau -3. Ceci permet d'obtenir sans ajout d'eau ni autre produit un mélange qui va facilement se décomposer dans le réservoir de stockage principal de 14.000 litres, réduisant ainsi déjà le volume de 25 %. Un homogénéisateur mélange en continu le liquide laiteux pour maintenir son homogénéité et éviter une fermentation. Le système est simple à commander. Un signal automatique indique quand le réservoir de stockage est presque plein. Un camion de vidange se raccorde à l'extérieur près du quai de déchargement et transporte le contenu vers une installation de compostage. Dès que la construction d'une installation de biogaz sera achevée, le preneur en fera de l'électricité verte. La collecte s'effectue à présent toutes les 3 semaines environ. Cette façon de travailler écologique nous offre aussi des avantages économiques. La facture de traitement est environ 35 % inférieure en comparaison du traitement traditionnel. Ainsi, le coût d'investissement initial est rapidement amorti. Il faut également tenir compte que cette automatisation exclut des tâches peu pratiques et réduit les coûts inhérents, tels que la manutention des containers et chariots à déchets. Les locaux réfrigérés pour le stockage des déchets sont superflus ... Tout s'effectue de manière beaucoup plus hygiénique et les mauvaises odeurs sont exclues avec ce système fermé, étant donné ladite pulvérisation sèche'.



Qu'advient-il des graisses liquides et autres eaux usées?
Monsieur Vanderstraeten nous emmène dans la cuisine du nouveau bâtiment. Ici, près de 500 repas chauds sont servis chaque jour pour les membres du personnel et les visiteurs du nouveau restaurant. Les repas pour les chambres sont préparés dans la cuisine de l'ancienne aile, ce qui porte le total à 1300 couverts par jour. Les préparations s'effectuent suivant les normes d'hygiène les plus strictes avec une infrastructure dont l'inox est un matériau prépondérant. C'est le cas aussi pour les caniveaux de cuisine en inox avec grille caillebotis. 'Ces caniveaux ont été positionnés par l'installateur Bossuyt de façon pratique sous les différents appareils, tels que les chauffe-sauce, les chauffe-soupe, les fours et les sauteuses basculantes. Les résidus et les eaux de nettoyage y sont déversés. L'exécution en inox AISI 316TI est résistante aux hautes températures ainsi qu'à la plupart des produits et détergents agressifs. Les grilles caillebotis ont une grande capacité d'évacuation et résistent aux charges des roues des chariots de cuisine. Le panier à déchets intégré en sortie évite que des couverts ne disparaissent dans les tuyaux d'évacuation. Nous avons à faire à des déchets sous forme relativement liquide, tels que l'huile et la graisse. La norme européenne 1825 stipule que ce genre d'eaux usées de cuisine industrielle ne peut être rejeté à l'égout sans avoir été traité. Ainsi, il est nécessaire d'installer un séparateur de graisses qui collecte tous les liquides provenant de la cuisine. Les eaux usées des lave-vaisselles industriels y sont également raccordées. Ici à Alost, un Lipator en inox d'une capacité nominale de 15 l/s est installé au niveau -1. Le principe de fonctionnement est basé sur la gravité, les particules de saleté se déposent sur le fond tandis que les graisses plus légères remontent à la surface'. 




'Au milieu se trouve l'eau traitée qui est évacuée immédiatement à l'égout. Les sédiments, dont l'homogénéité est maintenue à l'aide d'une couverture chauffante et des racleurs en rotation afin d'éviter leur dépôt contre la paroi, sont aspirés automatiquement à intervalles réguliers. Ceux-ci sont transférés via des tuyaux en inox vers le grand réservoir de stockage afin d'être traités de façon écologique. Aucune vidange séparée n'est donc nécessaire', ajoute Rony Verbuyst d'ACO Passavant. 'Les eaux usées de la cuisine de l'ancienne aile sont actuellement encore évacuées vers l'installation de séparation traditionnelle, mais elles seront raccordées aussi au Lipator lors d'une phase ultérieure afin de profiter pleinement du rendement du séparateur. Cette cuisine est installée au niveau +4. Verticalement, cela ne pose donc aucun problème d'évacuation, mais la distance à franchir est relativement importante et cela présente quand même quelques nouveaux défis. Dans une longue tuyauterie, les graisses pourraient refroidir et durcir en cours de route. Il ne peut pas non plus y avoir beaucoup de coudes, mais il faut néanmoins croiser une infrastructure existante qui abrite déjà d'autres conduites d'utilité publique. Néanmoins, notre mode de pensée écologique et économique nous permettra bien d'y apporter une solution', conclut monsieur Vanderstraeten.



Les déchets se transforment en énergie

Le broyage à sec est le système le plus écologique possible. La substance laiteuse dans le réservoir est transformée en méthane et à son tour en énergie verte. Le rendement de 55 % obtenu de cette substance est de 8 fois supérieur au même rendement obtenu du charbon. Des résidus issus de la fermentation sont produits des engrais pour l'agriculture.
 
Source: Document 'Vos déchets valent de l’or' de Magec Kitchen Contractors.

Extrait du Plan directeur de l'hôpital Onze-Lieve-Vrouw

Début 2004, le Campus d'Alost a vu le lancement d'un projet gigantesque qui continuera de faire progresser l'hôpital sur l'échiquier flamand de la santé du futur. Un projet de 46.000 m², qui met surtout l'accent sur l'explosion des interventions de plus en plus courtes, constitue le cœur de l'ensemble. Un hôpital de jour de 100 lits et l'extension nécessaire des services médico-techniques (quartier opératoire, imagerie médicale...) sont intégrés dans deux bâtiments à côté de la centralisation de l'activité policlinique et reliés au complexe existant.

Pour ce nouveau projet, l'hôpital O.L.Vrouw fait appel à VK Studio Architects, Planners & Designers (précédemment le Bureau d'ingénieurs et d'architectes Van Kerckhove), un bureau multidisciplinaire qui est actif depuis plus de 20 ans dans des projets de construction et de rénovation d'hôpitaux. Le nouveau projet est raccordé au bâtiment existant (le bloc médico-technique) et s'étendra sur toute la surface de l'ancien parking des visiteurs. Ainsi, le complexe hospitalier agrandi, où toutes les ailes sont interconnectées, demeure sur un campus unique.

En substance, la nouvelle construction comprend un hall d'accueil central avec, à sa droite, une aile pour les activités polycliniques, une clinique de jour et quelques unités de soins spécifiques pour la cardiologie et l'unité CCU (Coronaro Care Unit).
À gauche, on trouve une aile plus technique, avec des services tels que la physiothérapie, la médecine nucléaire, la dialyse, les laboratoires de cathétérisme (cath labs) et une extension du quartier opératoire. À cela s'ajouteront une extension de la cuisine et un nouveau restaurant.

Source: www.olvz.be


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Produits utilisés
Séparateur de graisses Lipator

Caniveaux à grille en acier inoxydable